Ingrid cévenol 1977-78

30 octobre 2018

Toujours la même question

Tu as refusé ma demande d'ami sur Facebook ! Pourquoi ? Qu'ai-je pu te faire pour en arriver à ce point ? Encore une fois, même si nous nous sommes quittés fâchés, nous avons en commun toute une année scolaire ensemble non ? D'ailleurs, si à ton mariage, tu étais prête à m'inviter, ne me considérais-tu pas encore comme ton ami ? Alors, qu'ai-je fait (ou pas) après ? Je n'ai pas donné de nouvelles, tu n'as rien sû de moi, de ma vie (comme tu dis) et alors ? Si tu recevais aujourd'hui (40 ans après)  des nouvelles de Benoit, de Vincent, ou d'Hervé, n'en serais-tu pas contente ? Ne les accepterais-tu pas sur ta liste d'amis Facebook ? Alors pourquoi pas moi ? Mon intérêt pour toi et mon insistance à te voir t'ont-ils agacée, exaspèrée ? Que s'est t'il passé dans ta tête pour que d'une très bonne amie de Cévenol, tu te transformes 30 ans après en une personne aussi méconnaissable ? Qui ou quelle raison t'a rendue à ce point rigide et antipathique ? Comment as-tu pu changer ainsi ? Pourquoi ce manque de chaleur et d'enthousiame à nos retrouvailles ? Encore une fois, ai-je fait quelque chose de désavouable en voulant te retrouver ? Apparemment cela t'a indisposée... Pourquoi ? Retrouver un ancien ami après plusieurs années de silence, n’efface pas forcément leur (ancienne) amitié. Je continue à penser que ton attitude n'est ni normale ni justifiée, et tu avoueras que tes tout premiers mots après 29 ans de silence : «tu n'es pas patient» me paraissent toujours inopportuns et incongrus, et sont ressentis plus comme un reproche qu'une invitation à communiquer ! Et puis par la suite, tes réponses à mes messages n'ont pas vraiment été chaleureux. J'ai même eu le privilège d'apprendre dans l'un d'eux que « même si nous avions été amis un jour, sans nouvelle depuis, nous ne pouvions pas dire que nous le sommes encore». Ah bon ? C'est gentil comme déclaration d'apprendre qu’il y a un doute sur notre amitié d’hier… (!) Quel plaisir d'apprendre cela ! Pour autant si j'avais encore quelque prétention, pour le coup, il est clair que c'est loupé ! Et puis dans un autre message : « l'année où nous nous sommes connus est une année pleine de souvenirs, mais surtout liée à Michel, car c'est là que nous nous sommes rencontrés et plus jamais quittés depuis ! ». Formidable, alors mes souvenirs avec toi, je les ai tous inventés ? Il n'étaient pas dignes d'etre retenus, alors tu les as effacés ? Bref à tes yeux, je n'ai jamais existé, ou si peu que tu n’en a gardé aucun souvenir ! Pourquoi m’écrire cela, toi qui a été ma plus grande amie cette année là, pourquoi mentir, et me faire volontairement autant de peine (de mal) ? Que t'ai-je fait ? Cela ne ressemble pourtant pas à la jeune fille de mes souvenirs, celle avec qui j'ai passé, à ses côtés, la totalité d'une année scolaire, et dont je suis tombé amoureux. Non vraiment pas !  Qu'est ce qui a bien pu se passer ? J'ai eu plusieurs expériences similaires de retrouvailles avec d'autres anciens amis (ou même de simples relations) qui ont toujours été une source de joie et de bonheur réciproques dans l'évocation des bons moments partagés (voire de très bons) du passé. Ces souvenirs (agréables) communs sont en principe pour la plupart des gens, l'objectif essentiel des retrouvailles, non ? J'ai bien compris encore une fois que ce n'était pas ton cas, mais pourquoi ? Est-ce que mes 3 courriers précédent ton appel téléphonique en 2006 sont coupables de ce ressentiment ? 

Dans mes moments fréquents de reflexions, de jour comme de nuit, mes pensées me ramènent toujours à toi… Et je cherche désespéremment qu'elles peuvent être les raisons à cette réaction, encore une fois, illogique. Certaines me rassurent, d'autres m'exaspèrent, toutes restent inacceptables. Pour autant, la plus probable reste la suivante : Les 30 ans de silence entre-nous ont estompé tes souvenirs avec moi et je suis devenu à tes yeux, à peine plus qu'une vague connaissance que des retrouvailles un peu trop chaleureuses (de mon côté) ont dérangé dans l'agencement de ta vie avec ton mari. Une lointaine petite liaison bien embarrassante qu'il fallait, avant d'être trop gênante, rapidement et absolument réprimer (et peu importe les conséquences sur cet ancien ami, n'est-ce pas ?). Tu as amplement réussi...

Juin 2018

Posté par Bruggenoshe à 22:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]