Ingrid cévenol 1977-78

17 septembre 2018

Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

 

...Ce fut un soir au mois de mai
Vous aviez prévu de nous aimer
A cet hôtel, vous en souvenez-vous ? 
À vous regarder sourire
À vous aimer, sans rien dire
C´est là que j'ai compris, tout à coup
Qu'avec vous j'avais fini mon voyage
Mais vous n'avez pas pris mes bagages
Pourtant j'avais eu ce rendez-vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Je tenais à vous le dire
Ce soir je vous remercie de vous
Qu'importe ce qu´on peut en dire
Je suis venu pour vous l'écrire
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous !

Barbara/Bruggenoshe

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Amie ou ennemie

Toi qui a tout lu,
Toi qui a tout vu,
Oui toi l‘inconnue !
L’âme mise à nue,
J'envie ton nom,
Tu sais mes raisons,
Je t'aime avec passion
Toi et ton prénom !
Ombre anonyme,
Ma bonne ennemie,
Toujours présente.
Mon amour d’antan,
Je te comprends,
Je suis énervant.
Toi l’ange gardien
 Moi tendre vilain !
J’ai des excuses,
Tu étais ma muse.
Sauras-tu un jour,
Tous mes discours,
Mes lettres de miel
Mes poèmes de fiel ?
Je ne puis lâcher,
Ni même m’arrêter,
Nul mal je te ferai,
A mort, je l'ai juré.
Niant toute réalité,
Je cache la vérité,
Pris par le passé,
Toi à mes côtés.
Je pleure l’absence,
Ton adolescence,
Ton indifférence,
Ta transparence,
Ma vie sans liesse,
Comme vieillesse,
Mes souvenirs,
Pour tout avenir.
Dieu, je t’envie,
Toi, ma pire amie.

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Nous nous reverrons...

Nous nous reverrons un jour ou l'autre 
Si vous y tenez autant que moi 
Prenons rendez-vous 
Un jour n'importe où 
Je promets qui j'y serait sans faute 
A Noël comme à la Pentecôte 
A Rio de Janeiro ou à Moscou 
Au milieu du jour
Avec tout mon amour
Nous nous reverrons un jour ou l'autre 
J'y tiens beaucoup 
Nous nous reverrons un jour ou l'autre 
La vie est courte profitons-en 
Si votre chemin 
Passe par le mien 
Ma destinée recroisera la vôtre 
Comme il ne faut pas tenter le diable 
En disant à la prochaine fois 
Faites comme moi 
En croisant les doigts 
Ou si vous trouvez ça préférable 
Touchons du bois 
Le hasard souvent fait bien les choses 
Surtout si on peut l'aider un peu 
Une étoile passe, et je fais un vœu 
Nous nous reverrons un jour ou l'autre 
Si Dieu le veut.
Le Luron/ Bruggenoshe

 

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Non, je n'ai rien oublié

Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait, 
Le hasard est curieux, il provoque les choses, 
Et le destin pressé un instant prend la pause.
Non je n'ai rien oublié.
Je souris malgré moi, rien qu'à te regarder, 
Si les mois, les années marquent souvent les êtres, 
Toi, tu n'as pas changé, les rides peut-être...
Non je n'ai rien oublié 
Marié, moi ? oui mais je n'en avais nulle envie, 
J'aimais ton souvenir, et puis, de toi à moi, 
Je n'ai pas rencontré la femme de ma vie ! 
Mais allons prendre un verre, et parle-moi de toi, 
Que fais-tu de tes jours ? Es-tu riche et comblée ? 
Où vis-tu, où en es-tu de ton mariage ? 
Entre nous, moi j’ai crevé de rage... 
Non je n'ai rien oublié.
Qui m'aurait dit qu'un jour sans l'avoir provoqué, 
Le destin tout à coup nous mettrait face à face. 
Je croyais que tout meurt avec le temps qui passe.
Non je n'ai rien oublié. 
Je ne sais trop que dire, ni par où commencer, 
Les souvenirs foisonnent, envahissent ma tête, 
Et mon passé revient du fond de sa défaite. 
Non je n'ai rien oublié, rien oublié. 
A l'âge où je portais mon cœur pour toute arme, 
Mon père ayant pour moi bien d'autres ambitions, 
A brisé mon amour et fait jaillir mes larmes,
Pour une femme choisie en consolation. 
J'ai voulu te revoir mais tu m'avais renié.
Je t'ai écrit cent fois, mais toujours sans réponse, 
Cela m'a pris longtemps avant que je renonce. 
Non je n'ai rien oublié. 
L'heure court et déjà le café va fermer.
Viens je te raccompagne à travers les rues folles, 
Comme au temps des baisers qu'on volait à Cévenol.
Non je n'ai rien oublié. 
Cette année était notre saison d'aimer, 
Et nous ne redoutions ni l'hiver ni l'automne,
C'est toujours le printemps quand mes vingt ans résonnent.
Non je n'ai rien oublié, rien oublié.
Cela m'a fait du bien de sentir ta présence, 
Je me sens différent, comme un peu plus léger, 
On a souvent besoin d'un bain d'adolescence, 
C'est doux de revenir aux sources du passé. 
Je voudrais, si tu veux, sans vouloir te forcer, 
Te revoir à nouveau, enfin... si c'est possible, 
Si tu en as envie, si tu es disponible ,
Si tu n'as rien oublié, 
Comme moi qui n'ai rien oublié...

Aznavour/Bruggenoshe

 

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13 septembre 2018

Prière du souvenir

 

Je vous salue mon amie pleine de grâce 

Vous la responsable de mon courroux

Votre départ a rendu ma vie lasse 

Et je pleure ces instants entre nous.

 

Vous êtes bénie entre toutes les femmes

Et le jour de nos retrouvailles est chéri

Acceptez ces mots pour toute flamme

Vous l'Héroïne de ma grande tragédie.

 

Mon amie je m'agenouille devant vous

Et je prie moi le pauvre pécheur

Dans l’espoir que ce voeu d'amour

Reçoive une dernière fois votre faveur.

 

Je garde votre souvenir vrillé au corps

Maintenant et à l’heure de ma mort.

 

Septembre 2018

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12 septembre 2018

journal à suivre (4ème partie)

 

De conte de fées, il n'y en eut pas, et les véritables retrouvailles (voir Retrouvailles intégrales) n'étant pas très réjouissantes, j'ai préféré imaginer celles-ci :

" Alors qu'il faisait une recherche pour un journaliste sur Internet, il trouva par hasard ses coordonnées. Abasourdi par sa découverte, il se demanda immédiatement si il n'y avait pas là un signe du destin... Bien trop fébrile (!) pour l'appeler et lui parler, il préféra dans l'instant lui envoyer une courte lettre en écrivant simplement son désir de la retrouver... Quand le lendemain matin, elle trouva l'enveloppe dans sa pile de courrier et vit le nom inscrit derrière l'enveloppe, elle eut un moment d’étonnement. Elle prit quelques minutes, puis l'ouvrit, elle lut les quelques phrases de ce garçon si longtemps oublié. Alors tout heureuse, et sans perdre une seconde de plus, elle lui téléphona :

- Bonjour, pourrais-je parler à Patrick ?

Bonjour, c'est lui-même, c'est pourquoi ?

- C 'est moi Ingrid !

- ..... ?

-Ingrid, du Collège !

Oui, oui ...heu... !

- Excuse-moi de te déranger, je viens de recevoir ta lettre et … 

... Allo ? tu m'entends ?

Oui, je t'entends très bien, mais... ta voix, la même voix... 30 ans après ...  ça me trouble,... je suis trop... comment te dire...  surpris... et ... heureux aussi... !  

- Patrick, je suis si contente. Nous nous sommes perdus de vue dans des conditions disons assez particulières... et j'ai cru que... Donc après notre séparation, j'ai essayé de t'effacer de ma mémoire... J'ai fait un trait sur toi et tout ce qui s'y rapporte... Je me suis mariée avec M... qui (lui) a toujours été là à mes côtés et j'en suis depuis très heureuse et les années passant, et bien ...  Bon, voilà, maintenant je suis tellement contente qu'on se retrouve !

Ils furent alors immédiatement emportés par le plaisir de se retrouver, et comme n'importe quels amis qui se reparlent après plusieurs années, ravis de se replonger dans ce passé à la fois si loin et pourtant encore si doux dans leur mémoire. Ils furent d'ailleurs tout deux étonnés de cette facilité à communiquer, à se parler comme si...ils s'étaient quittés la veille ! Ils commencèrent à demander très respectueusement des nouvelles de l'autre, puis à savoir si lui ou elle avait revu ou appris le devenir de tel ou tel ancien collégien. Puis ils  se relatèrent leur vie en bonne partie déjà passée :

Ils décrivirent ainsi progressivement et pas à pas les années écoulées, expliquant leur cursus professionnel. Ils retracèrent ainsi longuement leur parcours de vie, s'attardant sur leur famille et leur compagnon respectif. Tour à tour, ils écoutaient et racontaient les évènements importants résumant leur existence, tout étonnés parfois de l'orientation ou des choix fait par l'autre. Il lui conta en détails les évènements marquants de sa famille, elle lui expliqua l'origine de ses choix professionnels. Elle lui appris ainsi comment elle avait ouvert et géré des petits magasins sur la côte d'Azur. Il lui apprit comment il avait entrepris des études de médecine, puis entrepris une carrière dans la presse, et avoua sa passion pour la littérature. Ils se découvrient des points communs, relatèrent leurs voyages à l'étranger, racontèrent leurs problèmes d'argent et leurs petits accidents de leur vie courante.  Elle lui confia ses soucis d'aménagement de sa maison, la perte de son chien, les problèmes professionnels de son mari. Il lui dit les soucis d'éducation de son fils cadet, son licenciement imminent... Ils comparèrent leurs ennuis de santé qui commençaient, et compatirent sur le décès d'un proche. Ils avouèrent, chacun à leur tour, leurs petits défauts, confessèrent leur petites habitudes. Ils continuèrent par débattre sur les avantages et les inconvénients de leurs sports favoris et se justifièrent chacun sur leurs choix musicaux, leurs films préférés, et leurs loisirs actuels. Puis doucement et avec un peu de retenue, ils commencèrent à évoquer ce passé particulier qui un jour les avait tous deux unis. A mi-mots, ils se remémorèrent les quelques situations pittoresques de ce lieu insolite qui était leur internat. Elle lui rappela leur escapade avec les copains, ce drôle de dimanche dans la forêt et leur squatt dans cette maison isolée. Ils comparèrent l'authenticité de leurs souvenirs en reprenant un détail ou apportant une précision sur l'anecdote de l'autre. Ils se remémorèrent en même temps, cette soirée d'élection de miss Jonquille et lui avoua avec un peu d'émotion comment il se moquait et aimait son drôle d'accent et elle, combien elle le trouvait "lourd"! Cela les fit bien rire. Ils parlèrent longtemps du terrible drame, quelques années après leur départ, et la fermeture définitive de cette école d'avant garde qui s’en est suivie. Petit à petit, délicatement, ils évoquèrent l'intimité de leur rencontre, les virées entre copains, les trajets en car, les approches timides de l'un, la tendresse de l'autre. Il lui avoua combien à l'époque, elle était attirante, elle lui dit combien il était drôle et mignon... Sans se le dire, ils se souvirent tous les deux de cette après-midi très particulière où ils s'étaient avoués à l'un et à l'autre leur amour. Il lui rappela comment ils se retrouvaient après la classe et elle, comment ils se mettaient côte à côte en chimie. Ils rirent ensemble de leurs petits rendez-vous, de leurs correspondances tantôt amoureuses tantôt houleuses, se reprochèrent mutuellement la responsabilité de leurs disputes, puis décrirent leurs sentiments amoureux de l'époque avant d'évoquer timidement et pudiquement, du bout des lèvres le rendez-vous du premier mai et leur unique nuit commune ainsi que leur dimanche de flirt dans sa chambre à lui... Il lui demanda si elle se souvenait de leur dernière conversation dans la cours de récréation le jour du bac, puis  avant de s'émouvoir ensemble de la premier grande peine qui s'en est suivie. Et puis, juste avant de raccrocher, il lui posa la question qui depuis 40 ans le "tracassait". Cette fameuse question qu'il gardait pour lui et qui l'empêchait  toutes les nuits de dormir paisiblement : "Dis-moi, dit-il, en 78 sur ce quai parisien, avant de se quitter définitivement, tu m'as demandé si tu pouvais venir chez moi en Normandie, pourquoi ce retournement de situation, dis-moi pourquoi ?". Elle réfléchit plusieurs minutes, puis enfin lui répondit ...

A suivre

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01 août 2018

Journal à suivre (1ère partie)

Chère amie, un jour tu liras cela, par hasard ou par ennui, par curiosité ou peut-être par nostalgie. Pas maintenant bien sûr, mais dans 20 ou 30 ans, quand tu seras bien vieille, quand je serai bien mort, quand tu n'auras plus ni à priori ni rancune, plus aucune animosité. J'imagine qu’en commençant la lecture de ceci, l'esprit libre et dégagé de toute contrainte, tu auras peut-être encore un bref souvenir de ce jeune garçon, durant cette fameuse année, dans ce tristement célèbre collège. Tu te rappelleras vaguement de lui et…des autres ! Tu t’étonneras encore des raisons de son éternel flamme pour toi après de si nombreuses années et te demanderas où pouvait bien se situer l’origine de son si grand amour pour toi, face à ton si petit flirt pour lui ! Peut-être même auras-tu un petit doute sur ce que tu avais bien pu faire pour le laisser envisager une telle ineptie. Tu remettras alors en question sa réelle intégrité mentale devant ses nombreuses tentatives pour renouer des liens et surtout à vouloir absolument communiquer avec toi, et ce tout au long de sa vie. Tu te souviendras bien sûr, pour te rassurer, des raisons et excuses invoquées à l’époque pour justifier ton acharnement à l’ignorer. Et tout cela concourra au fait que sa volonté irraisonnée à t'approcher, t’aies fait regretter le peu d’estime qu‘il te restait pour lui. Peut-être même qu‘ayant lu, dans le temps, quelques extravagantes et tristes publications sans intérêt de ce drôle de poète, retrouveras-tu la gêne et la colère du moment. Pourtant, ta magnanimité d’aujourd’hui l’emportera sur ton indifférence d’hier, et grâce à cela, j’en suis sûr, tu liras jusqu’au bout ces petites réflexions et autres pensées, rédigées à ton intention, dans ce journal à la fois secret et intime, régulièrement mis à jour, et qui commence …

A suivre

 

 

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30 juillet 2018

journal à suivre (2ème partie)

"Hier, j'ai visionné le plus beau film de ma vie. Oh, je ne  parle pas des pales copies ou des remakes insipides, ni des bande-annonces futiles et inutiles, pas plus que des milliers de rushs insignifiants jalonnant mon existence. Non, non, non, je parle de la plus belle histoire d'amour, sur l'écran de mon cerveau, en panoramique et en super production hollywoodienne 3D, de ma mémoire.  Cela reste toujours aussi incroyable et tellement émouvant.  Un mélange de "Love Story", d'un peu de "Sur la route de Madison" et de "Titanic" ! A la fin de la séance, j'ai essuyé mes larmes, pris un peu de temps, un peu de recul quoi ! et ... engueulé à « tue-tête » mon producteur de merde et ce con de scénariste  responsables de ce résultat ! Mais qui a pu me faire un truc pareil ?  Merci « Iseult », « Juliette », et « Virginie » et tous ces drames amoureux qui me rappellent le mien. Quel gâchis ! Est-ce le destin, le hasard, Dieu ? Les trois ? Me faire vivre une "expérience" aussi... extraordinaire et la faire se terminer si tristement ? Laissez donc ce genre de synopsis aux professionnels ou aux autres, pas à moi ! Néanmoins,  si mon histoire n'est pas originale, elle reste pour le moins passionnante. Mon intrigue me tient en haleine tout au long de cette courte séance, et même si j'en connais évidemment la fin, j'en reste à chaque fois, éternellement déçu et complètement abattu ... Pourtant, je remercie le régisseur général, et tous ceux qui ont participé de près ou de loin au choix du cadre et des décors particulièrement soignés, avec ce magnifique collège perdu au milieu de la forêt et qui en fonction des saisons devient tantôt vert, tantôt blanc. J'associe à mes louanges d'abord l'éclairagiste pour la fameuse prise de nuit..., ensuite les figurants, Edmond, Richard, Abigaëlle, Michel, Sophie, et un peu moins les deux Bernard (beaucoup trop présents à certains moments). Et puis aussi tous ces gosses de riches à la dérive, shootés, alcoolos et dépravés qui rendent l'atmosphère particulièrement authentique de ce drôle de microscome international. Et que dire de Monsieur Hollard, fantastique dans son rôle de directeur, parfois autoritaire et professoral parfois compatissant et laxiste, mais toujours mystérieux. Et les externes ? Sabine, Jérôme et les autres jouant tous leur propre personnage. Que dire enfin des "seconds rôles" : Vincent, Benoît, Daniel, Hervé, Dyne, si talentueux, si sympathiques, si présents, qu'il m'est difficile aujourd'hui de les remercier tous à leur juste valeur. Sachez pourtant que sans eux mon histoire n'aurait jamais débuté... Bravo donc au directeur du casting. Et puis, et puis il y a mon héroïne, la belle, la toute parfaite jeune fille des pays du Nord. La fille mignonne, charmante à souhait dans sa veste de laine à la « Starsky » (merci à l'accessoiriste) qui possède cette petite chose de doux et de fragile dans les yeux, qui a des manières délicates, une bouche pleine de douceurs et l'accent du bonheur. Celle enfin, qui possède cette candeur exceptionnelle donnant immédiatement l'envie de l'embrasser... et une terrible frustration quand vous ne le pouvez pas ! 

A suivre

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29 juillet 2018

journal à suivre (3ème partie)

Dès son premier regard sur moi, mon sort hélas fut scellé. C'est d'ailleurs incroyable qu'un simple regard puisse ainsi marquer une vie ! Donc à cause de ce "con" de scénariste, je vis maintenant perpétuellement et en boucle le plus grand drame de ma vie, avec les 40 ans de regrets qui vont avec. Enfin c'est la vie, la mienne en tout cas... Donc pour en revenir à ce fameux film projeté hier dans ma tête, j'ai trouvé le début fort plaisant. J'ai bien aimé mon personnage d'éternel "love looser", toujours vierge et aucune sortie féminine à son compteur, (à part la très vilaine expérience scabreuse et trop alcoolisée d'un samedi soir dépravé, heureusement coupée par la censure !). Un faux héros donc, méfiant de nature et cachant sa grande timidité par un sarcasme acide déplaisant au premier abord. Pas vraiment le physique du jeune premier, bien sûr (ça aurait coûter trop cher à la production !) mais plutôt le genre "ténébreux",  brun, maigrichon sec et nerveux comme un sportif qu'il n'est pas encore, pas en tout cas dans les critères de beauté masculine, (en même temps, il l'a toujours su !). Peut-être, peut-on lui donner quelques qualités de répartie, une facilité à la blague, un interêt certain à l'humour et au bon mot, et une forte tendance à prendre le leadership. Donc, nous avons comme personnages principaux : l'adorable hollandaise "top canon", naturelle et jolie comme un coeur avec tous les garçons à ses pieds, et...  moi ! Pas mal comme intrigue, non ? D'ailleurs, naturellement le spectateur imagine toute de suite un mignon conte de fées, du genre romance, avec en dernière partie de séance le traditionnel: Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup... : " Stop ! Coupez !  Non c'est pas du tout ça, on la refait ! Evidemment cela aurait été trop beau...

A suivre

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26 juillet 2018

En vérité

 

Je viens d'apprendre sur ma santé, la terrible vérité.
Dieu ou le destin m'a jugé, et à mort : condamné !
A l'école, nous nous sommes aimés, puis quittés.
Moi, malgré tout ce temps, je n’ai jamais effacé
Cette année, et toi, jamais réellement oubliée.
Pourtant, j'ai fait ma vie, tenté de ne plus y penser.
Et un jour, comme ça sur le Net, je t'ai retrouvée.
Depuis, je veux te revoir, t'expliquer, et faire la paix.
Avant de partir, te dire que je t’avais très appréciée.
Mais aucune réponse à mes lettres, à mon courrier...
J'ai d'abord imaginé un mari jaloux, un amant retors,
Une perte de mémoire, un accident, ou plus encore !
Puis, j'ai compris, tu m'avais gommé de tes pensées,
Nos souvenirs étaient trop légers, tu les as supprimés...
Qu'ai-je pu faire (ou pas), pour être ignorer à ce point,
Que tu refuses de me parler, et me laisse sur ma fin ?
Je voulais te dire : " j'ai mal, je souffre de ton absence".
Pourquoi me punir, et me laisser à ton indifférence ?
Comment toi que j'ai adorée, peux-tu me laisser seul
Face à mes douleurs, mes angoisses, et ma peur ?
Comment imaginer ce comportement, ce changement,
Toi mon unique amour, ma première expérience ?
Te souviens-tu nos disputes, nos lettres enflammées,
Nos étreintes, et cette fameuse nuit du premier mai ?
Plus que mon cancer, j'ai ces images dans ma tête,
Nos baisers, le Clos, le Batisco, le village, et la fête,
Nos amis, la maison vide et les spaghettis du Luquet,
Le bac, notre retour en car, et puis à jamais séparés.
Dire que d'un petit clic, d'une pression sur ton clavier,
Nous pourrions nous parler, discuter, communiquer,
Nous raconter ou s'enquérir ainsi par messageries,
Sur les réseaux répondre à mes invitations, m’écrire.
Mais, tu refuses le dialogue, tu m'évites, tu m'ignores,
Tu penses donc qu'avant d'en finir, je mérite ce sort ?
Tu sais pour ma santé, alors as-tu changé à ce point
Que tu ne puisses une dernière fois me tendre la main ?
Pourquoi après tant d'années, ces vagues du passé,
La nuit ton souvenir, et toutes ces arrière-pensées ?
N'ai-je été pour toi que le numéro 3 de ta série d'amis,
Qui t'a fait rire et pleurer, et que tu détestes aujourd'hui ?
Mon âme est troublée, mon corps et mon coeur brisés.
Qui est responsable de cette situation, peut-on l'inverser ?
Mon rêve serait de revenir en arrière, remonter le temps,
Pouvoir alors te revoir, te parler, et retenir ce printemps.
Faire un pacte avec toi contre mes derniers sacrements,
Et confesser d'un dernier soupir mes sentiments d'antan.
Je voudrais que tu lises ces lignes, j'en rêve, je l'espère,
Que tu saches que tout est vrai, que je suis sincère.
J'aimerais tant te haïr, te bannir de ma vie, en finir,
Te dire que finalement toi tu vas vivre, et moi mourir,
Te léguer mes peines et tourments comme testament,
Te transmettre regrets et remords à mon enterrement.
Pourtant, je n'en ferai rien, je vais attendre patiemment,
Que toi aussi, tu arrives dans ce couloir éblouissant.
Alors je serai là, ému, tremblant et reconnaissant.
A ce moment, je prendrai ta main et délicatement,
Vers cette lumière, à tes côtés, je t'accompagnerai.
Comme la première fois, tendrement je t'embrasserai,
Et dans un doux murmure, je te raconterai pour l'éternité,
Comment toute ma vie, en secret, je t'ai infiniment aimée...

 Juin 2015

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