Ingrid cévenol 1977-78

18 janvier 2019

Le temps passe...

Le temps passe délicatement.

Votre vie s’étale doucement,

Les évènements défilent

Et marquent les années. 

Vos enfants grandissent,

Vous conjuguent au passé.

Alors vous vous rappelez

Justement le votre, partagé

Il y a très très longtemps,

A cette école au printemps,

Avec ce garçon et son amour

En souvenirs pour toujours.

 

 

 

 

Patrick 2012

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17 janvier 2019

Éternels regrets

 

J'ai encore dans le cœur ces instants de chaleur,

Et au fond des yeux ces troubles du bonheur,

Quand je retrouve l'âme hantée de mon école,

Et tous mes souvenirs chéris du collège Cévenol.

J'ai toujours dans la tête ces moments de tendresse,

Et ces bribes de tristesse de ma lointaine jeunesse,

Quand je repense aux années de mon adolescence,

Au bon temps, à ma belle amante, à l'innocence.

Je sens alors dans mon être  une profonde douleur,

Et sans rien contrôler, seul, je me lâche et je pleure. 

Que dire de ces visages jaunis de mes yearbook,

En voyant maintenant leur photo sur facebook ?

Pourquoi encore tant de regrets et de nostalgie, 

Pour mes gentils profs et mes très chers amis,

Pour cette jeune fille séduite qui m'a éconduit ?

Mon histoire au gré des ans défile, puis s'éffrite,

Pourtant j'ai une belle famille, un travail, j'ai réussi.

Pourquoi ce soir, pour ma vie d'antan cette envie ?

Je rêve tellement de vous revoir tous au réfectoire,

Vous dans ma classe et tous ceux de mon dortoir,

Revivre mes petits secrets, les tendres confidences,

Mes sorties, mes bêtises, toutes mes imprudences,

Cette toute première nuit d’amour et toi à mon réveil,

Goûter ton premier baiser comme si c'était la veille.

J'aimerais tant avoir encore une place dans ton coeur,

Que tu oublies désormais pour moi ta vilaine rancoeur,

De cette « drôle » d’année, toi aussi  tu te souviennes,

Et qu'alors tous tes souvenirs de nous te reviennent... 

Pourtant la vie continue, alors je laisse là mon Histoire,

Mes jeunes copines, mes rêves, mes plus beaux espoirs,

Le Clos, le Batisco, et le Koko's, tout ça c'est dépassé,

Et pour un instant seulement, j'oublie les traces du passé...

 

Mars 2018

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24 juillet 2018

Il fallait que je te dise

Juin 2015-

Ma très chère Ingrid, (n'est-ce pas ainsi que je commençais toutes mes lettres avec toi?), je me confie à toi aujourd'hui, car je viens d'apprendre une terrible nouvelle, plus qu’avant mon temps est compté, alors je voulais enfin te dire :

" Si les années ont passées et que nous avons déjà l'un et l'autre fait une bonne partie de note vie (en tout cas moi), que tous les deux nous sommes mariés, et que avons eu des enfants, que sommes ou avons été heureux aussi, cette année avec toi, reste pour moi extraordinaire  (sans doute la plus belle de ma vie !). Tu ne comprends pas, je sais, mon attachement pour cette époque, et moi inversement, je ne comprends pas du tout ton aversion pour elle... Cela Ingrid, je l'ai parfaitement compris (et quoi que tu puisses penser : je l'ai toujours admis !). Tu es mariée, heureuse sans aucun doute, tu as aussi connu ton mari à Cévenol et forme une "identité" avec ta famille, c'est très bien, cela doit-il effacer tes souvenirs en communs avec moi ? N'as-tu jamais eu, toi aussi de bons souvenirs à partager. Pourquoi n'as tu jamais eu aucune envie d'en discuter avec moi ? Pourquoi as-tu mis autant de distance entre nous ? Suis-je devenu, même après toutes ces années, un étranger à tes yeux ? Je pensais naïvement et simplement que pour toi aussi le temps passé n'avait pas gommé de ta mémoire notre amitié de cette année scolaire 1977-78. Mais pourquoi as-tu changé à ce point ? Moi qui gardais de toi l'image d'une jeune fille intrépide, naturelle, douce et sensible, sans aucun complexe, possédant un joli petit accent et un charme fou, toujours décidée, audacieuse, souvent étonnante et surtout, surtout incroyablement surprenante et imprévue. Ah oui et aussi très perspicace... Dire que j'ai été "déçu" est loin, très loin de ce que j'ai ressenti : d'abord étonné, puis choqué, puis extrèmement blessé, pour finir meurtri ! Je te le dis sincèrement, aujourd'hui encore, en y repensant, je ressens une véritable douleur au plus profond de mon corps. Pour te dire la vérité, avant de te retrouver en 2006, il m'arrivait déjà très souvent de penser à toi : "Que devient-elle? Où est-elle ? Est-elle heureuse ? Se souvient-elle de moi ? A t'elle conservé d'aussi bons souvenirs que moi ?". Et, si il est vrai que nous nous sommes quittés "fâchés", je ne suis jamais moi arrivé à t'oublier. De ton côté, si je me souviens bien, Hervé (en terminale) m'a un jour annoncé que tu lui demandais pourquoi je ne répondais pas à tes lettres (!) A l'époque, je n'ai pas relevé, mais bien plus tard j'ai réalisé que si tu conservais toujours des liens avec notre "bande de l'époque", sans que je le sache, et si il est vrai que tu m'aies écrit, mais qu'aucune lettre de toi ne me soit parvenue... alors mon Dieu, quelle tristesse..

Depuis notre séparation sur ce trottoir, j'ai toujours eu en moi ce profond sentiment de culpabilité. Je m'en voulais énormément et j'ai longtemps cherché à reprendre contact pour te l'expliquer (une lettre en terminale sans réponse, un coup de fil chez toi à l'occasion de ma visite à Amsterdam en 1981, et bien d'autres encore). Evidemment, je me rendais bien compte déjà que de ton côté, tu ne me recherchais pas, m'avais-tu déjà oublié, rejeté ? Bref, les années ont passé, et "miracle" (pour moi) je t'ai retrouvée par hasard sur le Web en 2006. Tu ne peux bien sûr pas savoir quel incroyable bonheur j'ai ressenti à ce moment, et j'ai immédiatement entrepris de t'écrire (j'étais bien trop fébrile pour téléphoner). Une, deux, puis trois lettres avant que tu m'appelles au téléphone. Mon Dieu, quelle déception, alors. Dès tes premiers mots : "Tu n'es pas patient !", j'ai compris que tes sentiments pour nos retrouvailles n'étaient pas du tout partagés (Dis-moi, comment aurai-je pu être patient, moi qui t'attendais depuis 30 ans... ?). La suite de la conversation, très banale par ailleurs, puisque j'étais déjà indifférent à tes yeux, a été du même acabit et sur le même ton. Ironie de la situation, tu m'as demandé à moi si j'avais des nouvelles de tes deux autres "ex" de l'époque (quelle maladresse, tristesse et manque de tact, et tu peux comprendre maintenant pourquoi !). La suite de notre maigre correspondance dans les mois qui ont suivi n'a pas été non plus très réjouissante pour l'un comme pour l'autre. Moi, me raccrochant absolument (apparemment insistant) pour continuer à correspondre, et toi essayant, je l'ai bien compris, de prendre tes distances. Mais pourquoi ? J'aimerais croire qu'à l'époque, pour toi aussi notre relation n'a pas été complètement insignifiante... J'aimerais tellement croire que je n'ai pas été un simple flirt parmi d'autres. J'ose espérer que au moins à un moment où un autre, tu as eu un peu de sentiment pour moi ? Ai-je j'ai compté un peu plus que les autres d'avant ? Je prie que oui. Moi en tout cas, j'ai eu l’impression d'un minimum de sentiments entre nous : "Fous-rires", complicités, moments privilégiés, découvertes, peines, joies, tristesses, tendresses, et déceptions aussi... N'avons nous pas partagé un peu d'intimité ensemble ? Avec toi, je me suis senti bien... et pour la toute première fois, véritablement amoureux. Grâce à toi, j'ai (énormément) apprécié les "premières fois"  Et aujourd'hui, je me demande parfois, si je n'ai pas rêver ta rencontre... Toi, apparemment tu n'as pas eu ce "problème"... et je t'envie ! Moi, je n'ai rien oublié. J'ai toujours eu dans ma tête (tous) les souvenirs intensément plaisants de cette année scolaire. Sache que de cette année, j'ai gardé encore de vrais amis, pour eux comme pour moi, cela a toujours été agréable de repenser à cette période, et j'étais évidement bien moins proche d'eux que de toi (tu peux t'en douter)... Alors, pourquoi n'as-tu pas, toi aussi de bons souvenirs à partager avec eux ? Avec moi ? De quoi, ou de qui as-tu peur ? ("le passé, c'est le passé , c'est ça ?"). Ma vieille amie, pourtant, Je te remercie, oui merci. Grâce à toi, j'ai surmonté de nombreuses épreuves. Pour toi, je me suis dépassé. Mes victoires et mes réussites, je te les ai toutes dédiées. Mes défaites, et mes doutes, grâce à toi, je les ai surmontés... Dans mes joies comme dans mes peines, ta présence m'a toujours accompagné... et pourtant, tu n'en as jamais rien su ! Oh que je regrette que tu m'aies laissé ! Mais c'est ainsi, je n'y peux rien. De ton absence, difficilement (très difficilement) je m'y suis fait. J'ai eu de la chance, j'ai été très bien entouré. J'ai fait de mon existence, une vie calme, tranquille, concentrée sur mes passions et remplie de raisons. Chaque jours, je me suis félicité de t'avoir connue, d'avoir eu cette "courte aventure" et cet immense bonheur avec toi, bonheur qui m'a pleinement CONTENTÉ tout au long de ma vie. Et quoi que tu puisses penser, je te remercie infiniment pour ces instants ! Merci.

(Celui qui va mourir te salut...)

 

 

 

 

 

 

 

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28 juin 2018

Encore une nuit blanche !

Hier soir pour la centième ou la millième fois, je ne sais plus, j'ai relu la correspondance de nos retrouvailles de 2006... Et bien même après 13 années, je n'en ai pas dormi de la nuit ! Pourquoi un tel comportement ? Alors, désespéremment, continuellement je cherche à savoir quelle en est la raison, quelle en est l'origine ? J'échaffaude dans ma tête des centaines d'hypothèses, puis les abandonne, j’essaie de trouver une logique pouvant expliquer cette situation, puis finalement à cours d’idées, j’abandonne. Je recherche pour trouver une explication rationnelle, mes actions avec toi réalisées par le passé et là encore aucune réponse ! Alors pourquoi tant de menaces, ces sévères mises au point, ces analyses faussement psychologiques et autres conseils inconvenants à mon encontre ? Serait-ce mon indéfectible affection pour toi qui t'aurait mise mal à l'aise au point d'être aussi acerbe, obtuse et intransigeante ? Comment as tu pu ainsi rayer complètement mon souvenir et notre amitié de ta mémoire ? Ai-je donc été à ce point insignifiant pour toi pendant toute cette année scolaire pour complètement m'effacer ? Est-ce l’inverse ? N'avons-nous jamais rien vécu ensemble qu'il ne puisse encore exister un seul petit souvenir de nous ?  Suis-je devenu fou et alors tout inventé ?  Me faire mal et me considérer comme un vulgaire inconnu, était-il le seul moyen de me faire comprendre ta réalité ? Si ton souhait était de renoncer totalement à mon existence, fallait-il ainsi l'exprimer et me faire doublement de la peine ? Alors donc, je suis devenu cela pour toi, un inconnu, un ennemi ?  Etait-ce donc mûrement refléchi ? Vraiment, je ne comprends pas tant de différence entre toi et moi face à notre relation de l'époque, et le pire dans tout cela ma très chère amie, c’est que je vais mourir sans savoir quelle a été avec toi, ma (très grande) faute …

 

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